Et si la beauté avait simplement sa place dans notre vie ?
Nathalie DAOUT
Je me suis souvent demandé pourquoi certains objets restent avec nous pendant des années, alors que d'autres finissent oubliés dans un tiroir ou revendus quelques mois après leur achat. Au fond, ce n'est pas vraiment une question de prix, ni même d'utilité.
Nous avons tous chez nous un objet qui ne sert à rien... et pourtant, nous serions incapables de nous en séparer. Une peinture, une vieille photographie, une belle céramique, une sculpture, un souvenir rapporté d'un voyage... Quand on pose les yeux dessus, il se passe quelque chose. C'est discret, mais ça nous fait du bien.
Je crois que nous avons besoin de beauté bien plus que nous ne l'imaginons. Pas d'une beauté parfaite ou spectaculaire. Juste de cette beauté simple qui nous fait lever les yeux quelques secondes et nous rappelle que tout n'est pas uniquement affaire de travail, d'obligations ou de choses à faire et les Andara me font penser à cela.
Pendant des années, j'en ai vu passer énormément. Certains sont restés très peu de temps avant de rejoindre leur nouveau propriétaire. D'autres on"vécu" longtemps avec moi. Et je me suis rendu compte d'une chose assez étonnante, je ne m'en lassais jamais.
Pourtant, je les connaissais par cœur, mais il suffisait qu'un rayon de soleil traverse une pièce en fin d'après-midi pour que je la redécouvre presque comme si c'était la première fois.
Une couleur devenait plus profonde, une transparence apparaissait là où je ne l'avais jamais remarquée, un reflet venait éclairer toute une partie de la pièce. C'est difficile à expliquer avec des mots. Les photos montrent un Andara, mais elles ne racontent jamais vraiment ce qui se passe lorsque la lumière le traverse. C'est quelque chose qui se vit davantage que cela ne se décrit.
Je pense que c'est pour cette raison que certaines personnes développent un véritable attachement à leurs Andaras, non pas parce qu'elles attendent quelque chose de lui, simplement parce qu'elles aiment le voir vivre dans la lumière.
Pourtant, il y a des jours où l'on passe devant sans vraiment le regarder. Et puis un matin, on lève les yeux, la lumière est différente... et là... l'on s'arrête quelques secondes. Ce ne sont que quelques secondes certes mais elles suffisent parfois à rendre le début de la journée un peu plus agréable. On sourit alors sans raison particulière.
Comme lorsqu'on aperçoit un arc-en-ciel, un arbre magnifique au détour d'un chemin ou un coucher de soleil que l'on n'avait pas prévu. Personne ne se demande à quoi sert un coucher de soleil, on le regarde simplement.
Je crois que les beaux objets ont cette même capacité. Ils n'ont pas besoin d'être utiles pour avoir une place dans notre vie. Ils rendent notre quotidien un peu plus beau. Et finalement, n'est-ce pas déjà beaucoup ?
Nous choisissons avec soin les couleurs de nos murs, un beau fauteuil, une lampe, une plante ou une œuvre que nous aimons regarder. Nous savons intuitivement que notre environnement influence notre humeur, même si nous n'y pensons pas tous les jours.
Alors pourquoi ne pas choisir aussi quelques objets qui nous procurent simplement de la joie ? Un Andara peut faire partie de ces objets-là. Pas parce qu'il faudrait lui attribuer des pouvoirs, mais parce qu'il attire naturellement le regard, parce que ses couleurs changent au fil des heures, parce qu'il dialogue avec la lumière d'une manière que peu d'objets savent faire, et parce qu'il possède cette présence discrète qui donne parfois envie de s'arrêter un instant.
Au fil des années, j'ai remarqué une chose amusante ! Lorsque quelqu'un choisit un Andara, ce n'est presque jamais parce qu'on lui a expliqué pourquoi il devait le choisir.
C'est souvent beaucoup plus spontané. La personne regarde plusieurs pièces, puis, presque sans réfléchir, elle revient toujours vers la même.
Je l'ai vu tellement de fois dans l'historique/statistiques de la boutique que j'ai fini par ne plus être surprise. Il y a comme une évidence. Pas besoin de longs discours : on aime... ou l'on n'aime pas !
C'est exactement comme lorsque l'on entre dans une galerie d'art, une toile nous touche immédiatement tandis qu'une autre, pourtant tout aussi belle, nous laisse complètement indifférents. La beauté est une rencontre, elle ne s'explique pas.
Aujourd'hui, je regarde les Andara avec beaucoup plus de simplicité qu'autrefois. Je n'ai plus besoin de leur demander quoi que ce soit, je les apprécie pour ce qu'ils sont.
Des "objets" rares, singuliers, qui offrent à la lumière un terrain de jeu extraordinaire. Des "objets" que l'on ne se lasse pas de redécouvrir.
Et si, au détour d'un rayon de soleil, leur éclat nous arrache un sourire ou nous fait simplement dire « qu'il est beau aujourd'hui », alors je trouve que c'est déjà une très belle raison d'en accueillir un chez soi.
Avec bienveillance,
Nathalie.
