Andara : miroirs de conscience et projections intérieures

Nathalie DAOUT
Andara : miroirs de conscience et projections intérieures

Dans certaines périodes de notre vie, nous ressentons le besoin de nous appuyer sur des formes, des symboles, des objets extérieurs. Non parce qu'ils détiennent un pouvoir en eux-mêmes mais parce qu'ils viennent répondre à un mouvement intérieur précis, souvent temporaire, lié à l'expérience que nous traversons en tant que personnage.

Dans la perspective de Seth comme dans celle d'Un Cours en Miracles, rien d'essentiel ne se trouve à l'extérieur de nous. La source, la clarté, la paix, la guidance ne sont jamais absentes. Elles sont simplement parfois voilées par nos croyances, nos peurs ou notre manière de nous percevoir séparés.

Les Andara peuvent alors être compris non comme des outils extérieurs mais comme des miroirs de conscience. Ils apparaissent dans notre champ d'expérience lorsque nous projetons à l'extérieur ce que nous pensons ne pas pouvoir reconnaître directement en nous à ce moment-là : un soutien, un soin, une stabilité, une ouverture, une présence plus vaste....

Il ne s'agit pas d'une erreur ni d'une faiblesse. C'est un mécanisme naturel de la conscience incarnée. Nous utilisons des formes pour nous rappeler ce que nous sommes déjà. Puis, parfois, ces formes cessent d'être nécessaires simplement parce que la reconnaissance intérieure s'est faite.

Dans cette compréhension, l'Andara n'agit pas. Il ne guérit pas, ne protège pas, n'active rien. Il accompagne silencieusement un mouvement intérieur déjà en cours. Il sert de point de focalisation, de support symbolique, jusqu'à ce que l'attention puisse se replier vers sa source.

Avec le temps, beaucoup réalisent que ce qu'ils cherchaient à travers l'objet n'a jamais été contenu en lui. L'objet n'était qu'un passage, une interface temporaire entre l'extérieur et l'intérieur. Et lorsque cette compréhension s'installe, la relation change naturellement, sans lutte, sans rejet.

Les Andara peuvent ainsi être vus comme des reflets de conscience projetés dans la matière, non pour ajouter quelque chose à l'être mais pour permettre, à un instant donné, une reconnaissance plus douce de ce qui est déjà là.

Tout est à l'intérieur.
L'extérieur ne fait que répondre, momentanément, à ce que nous croyons avoir besoin de voir.

Avec bienveillance, Nathalie. 

 

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