Et si nous pouvions changer notre rapport à la sécheresse ?
Nathalie DAOUT
Lorsque l’on regarde ce qui se passe actuellement autour de nous, il y a quelque chose d’assez troublant à observer. Ici, la terre est sèche, les jardins souffrent, la végétation manque d’eau et pourtant, à quelques kilomètres seulement, des orages éclatent et donnent parfois des quantités importantes de pluie.
On peut alors se demander pourquoi certaines zones semblent rester complètement à l’écart alors que les nuages chargés d’eau passent tout près.
Sur le plan météorologique, ce phénomène peut parfaitement s’expliquer. Les orages sont parfois extrêmement localisés et quelques kilomètres peuvent suffire à faire toute la différence. Mais si l’on se place dans les enseignements de Seth transmis par Jane Roberts, la question devient différente. Seth considère que l’être humain n’est pas séparé de la nature et que notre réalité physique ne serait pas totalement indépendante de notre vie intérieure.
Les émotions, les croyances et les tensions accumulées par les individus et les groupes participeraient à la manière dont leur environnement se manifeste. Il ne s’agit pas de dire qu’une personne qui pense trop ou qui est inquiète empêche la pluie de tomber. Ce serait une interprétation beaucoup trop simpliste. Seth parle plutôt d’une influence collective et largement inconsciente, dans laquelle les états émotionnels d’une population pourraient avoir une expression dans le monde physique, y compris dans les phénomènes météorologiques.
Si l’on accepte cette idée pour un instant, alors la question n’est pas de savoir comment fabriquer de la pluie avec nos pensées. Ce n’est pas ce que Seth propose. Il ne s’agit pas non plus de culpabiliser les habitants d’une région en leur faisant croire qu’ils seraient responsables de la sécheresse parce qu’ils seraient trop anxieux, trop négatifs ou trop préoccupés. Une telle façon de voir les choses serait justement contraire à l’idée développée par Seth, puisque nous ne parlons pas ici d’une volonté individuelle qui commanderait les événements. Il s’agirait plutôt de regarder ce qui se passe en nous lorsque nous sommes confrontés à une situation que nous ne maîtrisons pas.
Lorsque la sécheresse s’installe, nous pouvons rapidement entrer dans l’inquiétude, regarder le ciel en attendant désespérément la pluie, penser que cela ne va jamais s’arrêter, imaginer que les choses vont forcément empirer et ressentir une véritable impuissance. À force, toute notre attention se retrouve concentrée sur ce qui manque. Si l’on suit Seth, ce serait justement cet état intérieur qu’il faudrait changer, et non essayer de forcer un résultat extérieur.
On pourrait par exemple, reconnaître simplement la réalité présente, oui il fait sec, oui il manque de pluie, mais cela ne signifie pas que cette situation est définitive. La nature est en mouvement permanent. Une situation qui paraît bloquée aujourd’hui peut être complètement différente quelques jours ou quelques semaines plus tard.
C’est probablement là que se trouve la seule manière intéressante d’essayer d’inverser le processus selon cet enseignement. Il faudrait ne plus alimenter intérieurement la peur, l’impuissance et la conviction que la situation ne peut pas changer.
Cela ne veut pas dire faire semblant que tout va bien, ni se répéter artificiellement que la pluie va arriver demain. Il s’agit plutôt de retrouver une forme de confiance et de laisser une place à ce qui peut encore changer. On peut constater la sécheresse sans en faire une fatalité. On peut souhaiter la pluie sans vivre dans l’attente anxieuse de chaque nuage. On peut même avoir une pensée très simple : "il fait sec aujourd’hui, mais rien ne dit que cela doit continuer ainsi, je laisse la nature suivre son cours et je n’ai pas besoin de lutter intérieurement contre ce qui est en train de se passer". Puis on passe à autre chose.
Dans le cadre des enseignements de Seth, ce serait probablement plus cohérent que de multiplier les visualisations ou les rituels destinés à provoquer la pluie, car vouloir absolument obtenir un résultat crée encore une tension et une volonté de contrôle. Et surtout, cette idée doit rester ce qu’elle est, une conception métaphysique de la relation entre la conscience et la réalité, pas une explication scientifique de la sécheresse.
Les mécanismes météorologiques sont bien réels et peuvent expliquer pourquoi une zone reçoit de la pluie alors qu’une autre, située seulement quelques kilomètres plus loin, reste sèche. Mais si l’on choisit d’explorer ce que Seth enseignait, alors peut-être que l’expérience la plus intéressante n’est pas d’essayer de faire pleuvoir avec nos pensées, mais de voir ce qui change lorsque nous cessons d’entretenir intérieurement l’idée que rien ne peut changer.
Lâcher prise dès à présent et faites confiance.
Avec bienveillance 🌟
Nathalie.
